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En 1874, Robert Schindler ouvre un petit atelier
mécanique à Lucerne en Suisse et pose ainsi la première
pierre de la maison mère. Aujourd'hui, Schindler est
un groupe implanté dans 120 pays. Son activité se déploie
dans deux domaines : les ascenseurs et les escaliers
mécaniques où Schindler est leader mondial.
Le groupe s'est lancé dans un important projet d'harmonisation
des processus métiers de toutes ses filiales européennes
autour d'un système informatique commun s'appuyant sur
SAP. Le programme de formation, de type " blended learning
" construit avec iProgress, est gigantesque : il concerne
12 000 collaborateurs et couvre pratiquement tous
les métiers de l'entreprise.
| Panorama
de la solution |
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"Le e-learning
nous a permis de diviser par deux des temps
de mise en place."
Frédéric Bertrand
Chef de projet R03
Schindler France |
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Secteur : Industrie mécanique
Contexte : Harmonisation des processus
métiers de 14 filiales européennes autour d'un
système informatique commun s'appuyant sur SAP
Produits et services utilisés :
- Prestation d'ingénierie, analyse des besoins
de formation
- Atelier de conception PROGRESSION® Studio
- Diagnostic PROGRESSION®
- Intégration au LMS "Learning Solution" de
SAP
- Outils et services de localisation iProgress
- Algorithme d'optimisation du plan de formation
détaillé
- Formation des tuteurs
- Organisation du déploiement
Bénéfices :
- Gagner du temps et diviser par deux le temps
de formation
- Former de manière cohérente 34 profils métiers
différents
- Accompagner le changement et l'appropriation
de l'application dans les meilleurs délais,
avant et post Go Live
- Assurer la pérennité de la formation
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En quoi consiste le projet
e-learning de Schindler Europe ?
Frédéric Bertrand - Nous sommes dans le cadre
d'un projet qui concerne nos 14 filiales européennes.
Aujourd'hui, l'e-learning doit représenter 50 % de toute
la formation du groupe, puisque nous avons aussi conservé
des formations plus traditionnelles en salle.
Les principaux domaines concernés par la formation
en ligne au sein du groupe sont vastes : ils couvrent
aussi bien la formation métiers et processus que la
bureautique et la formation aux produits … Tous nos
collaborateurs sont concernés par ce nouveau mode de
formation.
Comment se déroule la mise
en place d'un dispositif e-learning ?
F. B. - Nous avons fait appel à iProgress pour
bâtir cette formation tant pour la partie analyse des
besoins que côté conception et développement des modules.
Ensuite, dans chaque pays d'Europe où le groupe est
présent, différents acteurs internes aidés par les consultants
d'iProgress ont pour mission de piloter la mise en oeuvre
et de mettre les contenus à disposition des collaborateurs.
En revanche, nous assurons en interne le développement
de la partie LMS - Learning Management System - qui
s'appuie sur une solution SAP.
Quelles sont les difficultés
posées par la taille d'un groupe comme le vôtre dans
un projet e-learning ?
F. B. - 14 filiales. 11 langues : c'est là que
réside la grosse difficulté du projet. Il faut coordonner
ce qui est fait dans chacun des pays concerné et intégrer,
au cas par cas, les législations en vigueur, la langue,
la culture… Il faut donc de nombreux allers-retours
pour valider la mise en place d'une formation en ligne
et s'adapter à chaque pays, et dans le même temps penser
à l'harmonisation des formations pour qu'elles correspondent
toujours aux besoins du groupe et qu'elles soient globalement
les mêmes d'un pays à l'autre.
Selon vous, quels sont les
avantages du e-learning pour votre groupe ?
F. B. - En France, aujourd'hui, nous avons terminé,
en tant que filiale pilote, la mise en place des formations
en ligne sur la gestion de la maintenance. Aujourd'hui,
nous pouvons en tirer un premier bilan : nous sommes
parvenus à une division par deux des temps de mise en
place. L'autre avantage du e-learning est que nous avons
la possibilité de former les gens en suivant leur rythme.
Notre population est hétérogène, comme dans beaucoup
d'entreprises. Il y a de jeunes salariés, qui maîtrisent
déjà l'outil informatique et se sont, sans surprise,
très bien accommodés de la formation en ligne. Et puis
il y a les plus âgés, qui pour certains n'étaient pas
du tout familiers des outils informatiques. C'était
l'une de nos inquiétudes, au commencement du projet,
mais finalement, tout s'est vraiment très bien passé.
Si on se place maintenant
du côté des utilisateurs finaux eux-mêmes… Quels sont
les avantages qu'eux retirent du e-learning ?
F. B. - Beaucoup évoquent l'autonomie que ce
nouveau mode de formation leur procure. Il les responsabilise
et les rend véritablement actifs, contrairement à la
formation traditionnelle en salle qui les plaçait dans
une certaine passivité. L'autre grand avantage pour
les apprenants, c'est la disponibilité, à tout moment,
de la formation : " je me forme quand je le souhaite
". Les salariés peuvent effectivement revenir quand
ils le souhaitent sur leur poste, revoir un point, avancer
dans le processus de leur formation à tout moment...
Quels ont été les freins
selon vous, au projet e-learning de votre groupe ?
F. B. - Honnêtement, il n'y a pas eu de freins
particuliers. Pourtant, nous craignions vraiment une
résistance au changement … Celle-ci ne s'est pas produite,
la formation en ligne a été très bien acceptée. A titre
d'exemple, il est intéressant de souligner qu'au cours
de notre première session, qui concernait entre 40 et
50 salariés, absolument personne n'est reparti avec
le " booklet " imprimable qu'iProgress avait notamment
mis à la disposition des utilisateurs finaux …. J'attribue
cela au fait que les apprenants savent qu'ils peuvent
se connecter à tout moment pour revoir un point de leur
formation.
La formation en ligne peut
ne pas s'appliquer à certains enseignements professionnels.
Cela a-t-il été le cas au sein du groupe ?
F. B. - Oui : tout ce qui concerne la pratique
sur les produits n'a pu faire l'objet de formation en
ligne. Globalement, c'est le cas de toutes les tâches
techniques qui s'apprennent sur le terrain.
Il est fréquent d'entendre
dire que l'e-learning conduit à une aseptisation des
relations entre apprenants et enseignants. Qu'en pensez-vous
?
F. B. - Cela n'est pas du tout le cas pour nous.
La raison est simple : chaque formation est tutorée
par des professionnels du groupe. Ce sont des spécialistes
métier qui peuvent répondre à n'importe quelle question
et sont bien connus en interne des salariés en formation.
Pour nous, pas question de faire appel à des tuteurs
externes.
Si vous deviez prodiguer des
conseils à un professionnel en charge du projet d'implémentation
d'une solution e-learning, que lui diriez-vous ?
F. B. - Je dirais qu'il est impératif, avant
de penser aux outils, de bien cerner deux éléments essentiels
: qui veut-on former ? Et avec quels objectifs ? Ensuite,
il faut réaliser un planning du projet le plus réaliste
possible. Et enfin, je recommanderais de ne négliger
en aucun cas les aspects logistiques (salles, horaires…),
qui sont essentiels pour un grand groupe et doivent
être tout à fait réglés avant de commencer les sessions
de formation.
Premier bilan avec Frédéric Bertrand, chef de projet
RO3 France.
Extrait d'un dossier spécial
e-learning - La Lettre de l'Atelier - Septembre 2004.
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