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eLearning 5 ans après les débuts Apparue dans
les années 90, l'auto-formation sur CD-ROM ou en réseau local est devenue eLearning,
ou e-formation, dans les années 2000-2001. Aujourd'hui, le eLearning poursuit
son chemin doucement mais sûrement, sous des formes de plus en plus variées. Les
technologies ont atteint une réelle maturité et les bénéfices à long terme sont
devenus évidents. Un travail de fond s'opère un peu partout, dans les entreprises
privées comme dans le secteur public. iProgress, éditeur phare de solutions eLearning
en France, a interrogé quelques-unes des entreprises qui ont démarré tôt avec
l'auto-formation pour faire le point sur leur utilisation actuelle du eLearning,
dans le cadre de leur plan de formation ou de l'application de la loi de 2004
sur le DIF, Droit Individuel à la Formation. Puteaux, 2 mars 2006. "En
2005, nous avons constaté une forte accélération du développement du marché du
eLearning. Les entreprises utilisent de plus en plus ces technologies pour l'accompagnement
de projets stratégiques comme le lancement d'une nouvelle offre, un changement
d'organisation ou le déploiement d'une nouvelle application informatique, mais
aussi, et c'est nouveau, pour répondre facilement et à moindre coût aux nouvelles
exigences du DIF", indique François Bayard, PDG et fondateur d'iProgress.
Une
étude qualitative, réalisée fin 2005 par les consultants d'iProgress auprès de
44 entreprises "pionnières" ayant mis en place des dispositifs eLearning bureautiques
depuis plusieurs années, donne quelques orientations en matière d'utilisation
du eLearning, ses domaines d'application ainsi que son adoption présente et à
venir pour répondre aux demandes de formation liées au DIF.
Le eLearning
semble adopté massivement par les entreprises des secteurs privé et public
en 2006
77% des entreprises interrogées, toutes des pionnières, utilisent
toujours l'eLearning pour répondre de manière rapide et individualisée aux demandes
de formation bureautique formulées par leurs collaborateurs. Ainsi, les formations
dites "transverses" comme la bureautique ou encore les langues semblent donc bien
continuer à être les domaines privilégiés de l'utilisation du eLearning.
En
parallèle, les e-formations "métiers", sur des sujets généralement plus stratégiques
pour les entreprises, confirment leur montée en puissance, puisque 30% des organisations
interrogées déclarent utiliser le eLearning dans ce domaine. Quant aux possibilités
de diffusion, de suivi et de mesure centralisés des résultats de formation offertes
par les LMS (Learning Management System ou plates-formes de e-formation), elles
ont été adoptées par la moitié des entreprises ayant participé à l'étude d'iProgress.
Des plans de formation dédiés aux compétences générales
des salariés
Les formations dites de "masse" comme la bureautique continuent
à être inscrites au plan de formation pour près de la moitié des entreprises interrogées,
conscientes de l'importance pour leurs collaborateurs de savoir utiliser les outils
informatiques de base avec efficacité pour être performants et gagner du temps
au quotidien.
Quant aux objectifs spécifiques ou projets de transformation
de l'entreprise, il est à noter que la quasi totalité des responsables de formation
interrogés n'en tiennent pas compte dans la construction de leur plan de formation
ou ne se prononcent pas. "L'enquête menée par iProgress indique une faible
connaissance et prise en compte des objectifs de l'entreprise dans les plans de
formation, note François Bayard, puisque seuls 6% des responsables de formation
interrogés déclarent les connaître et les prendre en compte."
La
mise en place du DIF décolle dans les grandes entreprises du secteur privé
Quid
de la réalité du DIF dans les entreprises ayant accepté de participer à l'étude,
presque deux ans après l'adoption du texte de loi ? Comment ces entreprises
le mettent-elles en œuvre et quelles modalités de formation proposent-elles ou
envisagent-elles de proposer à leurs salariés ?
"37% des 38 entreprises
du privé interrogées ont mis en place le DIF ou étaient en train de le mettre
en place à la fin de l'année 2005" commente François Bayard. "Le DIF semble
donc bel et bien "décoller", les organisations concernées ayant pris conscience
de la nécessité d'éviter l'accumulation de crédits d'heures non consommées par
leurs collaborateurs". Les 2/3 d'entre elles
déclarent proposer ou souhaitent proposer un catalogue de formations variées éligibles
au titre du DIF et envisagent d'utiliser le eLearning pour traiter les demandes
de DIF des salariés, pendant ou en dehors du temps de travail, selon les accords
de branches négociés.
"Le fait qu'un pourcentage élevé des responsables
de formation interrogés appartenant à des entreprises du secteur privé utilisent
ou envisagent d'utiliser l'eLearning pour répondre aux demandes de DIF s'explique
en partie par le fait qu'elles cherchent, tout en optimisant leurs budgets de
formation, des modalités de formation souples, minimisant les déplacements et
le temps perdu tout en bénéficiant d'un rapport détaillé du temps passé et des
résultats pour suivre les heures DIF effectuées par leurs salariés" explique
François Bayard.
Il semble donc qu'en 2006, les entreprises "pionnières"
en matière de eLearning aient mis au point des dispositifs de formation et adopté
des usages totalement adaptés à leur culture interne, à leurs objectifs et aux
contraintes légales imposées par la réforme de la formation professionnelle.
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